Actualité à la Hune

Et les règles de course deviennent fun ! (8)

C’est moche, ce que tu fais à Loïck !

  • Publié le : 13/11/2013 - 00:01

Ah, la patauge !Cette photo, prise à part, pourrait certes témoigner des débuts compliqués de Loïck Peyron en Moth à foils... Sauf que les apparences sont trompeuses !Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co)

Patauger pendant une manche du mondial, c’est pas terrible… Mais quand c’est la faute d’un concurrent suédois, c’est un peu fort de café ! Embarquez avec Peyron sur son Moth à foil, on révise les règles !

D’habitude, cette petite série d’articles sur les règles de course et leur utilisation en régate s’appuie sur des extraits de vidéos… Mais aujourd’hui, on change un peu la formule pour vous proposer une série de photos cocasses prises en rafale par Thierry Martinez (Sea & Co), à l’occasion du championnat du monde de Moth à foil couru à Hawaï en octobre.

Après avoir collaboré avec l’équipe d’Artemis sur la Coupe Louis Vuitton, Loïck Peyron y changeait d’air en étrennant le bateau racheté à Tom Slingsby (le stratège d’Oracle sur la dernière Coupe, un an après avoir remporté la médaille d’or en Laser aux Jeux de Londres)… Et puis, alors qu’il maîtrisait vaillamment un vol, un malotru suédois – Magnus Gravare, lui a fait un sale coup ! À vos règles de course, on s’attaque à la 10, la 13 et la 18 !

 

À NOTER. Depuis le dernier article de cette série («Mike, tu charries !!», publié le 26 octobre 2012, ici), les règles de course à la voile ont été révisées et rééditées par l’ISAF, comme c’est toujours le cas à la fin d’une olympiade. Entrée en vigueur au 1er janvier 2013 pour les trois années à venir, cette nouvelle version des règles n’a cependant apporté aucun changement majeur avec la précédente version, mais plutôt quelques simplifications.

 

 

Plouf !

 

VIRER DE BORD / VIRER DE BORD DANS LES TROIS LONGUEURS

 

> Lieu de l’incident : Bord de près (?) de la manche n°5.

> Heure : 12:21, le 16 octobre 2013.

> Règles en jeu : 13 (et éventuellement 18.3).

> Description de l’incident : Loïck Peyron navigue au près, tribord amures, quand un concurrent – le Suédois Magnus Gravare – vire à son vent. Alors que le Suédois manœuvre, l’aile sous le vent de son moth à foil percute Loïck Peyron ; celui-ci se trouve alors violement déséquilibré, perd la maîtrise de son vol au point de dessaler à la contre-gîte.

 

> Conclusion : En matière de priorité, la règle n°13 ("Pendant le virement de bord") prévaut sur les n°10 ("Sur des bords opposés"), 11 ("Sur le même bord, engagés") et 12 ("Sur le même bord, non engagés") dès lors qu’elle s’applique et ne laisse aucune marge d’interprétation : «Quand un bateau a dépassé le position bout au vent, il doit se maintenir à l’écart des autres bateaux jusqu’à ce qu’il soit sur une route au plus près.»
Si la série de photos ne décompose pas la manœuvre du concurrent suédois dans son intégralité, il ne fait aucun doute que celui-ci est bien en train de virer de bord lorsqu’il percute le Français : il est donc en faute.

Une information que ne donne pas la série de photos, en revanche, c’est le moment du bord où se produit cet incident. Mais on pourrait raisonnablement faire l’hypothèse qu’il a lieu aux abords de la bouée au vent – pour quelle autre raison le Suédois aurait-il pris le risque de serrer le Français d’aussi près ? Ainsi, si le Suédois se trouve dans la zone des trois longueurs autour de la marque, la règle 18.3 ("Virer de bord dans la zone") s’applique, obligeant celui qui vire de bord à ne pas gêner celui qui pare la marque, le Français. Notamment il «ne doit pas obliger l’autre bateau à naviguer au-delà du plus près pour éviter le contact ni empêcher l’autre bateau de passer la marque du côté requis et doit la place à la marque si l’autre bateau devient engagé sur son intérieurLa règle 18.3 renforce donc la position de Peyron ; le fait qu’il dessale et rate indéniablement son enroulement de marque incrimine d’autant le Suédois.

 

> Questions de choix tactiques

1. Faire un marquage serré de son adversaire pour jouer autre chose que les premières places, cela a-t-il du sens ?
Bien sûr, faire de la compétition, ce n’est pas enfiler des perles. Oui, une place est une place et c’est bien en battant tous ses adversaires que l’on devient champion du monde… Mais une fois que l’on a dit ça, il est urgent de s’interroger sur le meilleur moment pour engager telle ou telle stratégie.

En réalité, battre tous ses adversaires n’est pas tout à fait synonyme de battre chacun de ses adversaires. En clair, course en flotte et duel ont quelque chose d’antinomique. La meilleure preuve, c’est que si vous pointez un adversaire en particulier et le pousser dans une session de match-race, celui-ci finira un peu devant vous ou un peu derrière selon l’issue plus ou moins heureuse de votre démarche, mais tout deux finirez à coup sûr aux tréfonds du classement !
Donc avant que de changer une course en flotte en empoignade entre deux adversaires, mieux vaut y réfléchir à deux fois. Des Jeux de Sydney (2000), on se souvient de Ben Ainslie, encore tout morveux, détroussant le grand Robert Scheidt de sa médaille d’or en l’acculant à une séance de match-race sur la dernière manche. Bonne opération pour l’Anglais. De ceux de Londres (2012), on se rappelle l’affreuse déconfiture de Iain Percy et Andrew Simpson : pour sécuriser leur médaille d’or en Star, ils décident d’assommer Robert Scheidt – encore lui – et Bruno Prada. Ils finissent respectivement 8e et 7e (sur 10) de la Medal Race et leur hiérarchie au classement final ne change pas. Seul petit hic : dans le même temps, Fredrik Loof et Max Salminen font leur course tranquillement, la remportent… Et récupèrent la médaille d’or ! Mauvaise opération pour les Anglais.
Le marquage serré, c’est donc bon sur un dernier bord de près, entre les deux meneurs, alors que le reste du groupe est un peu en retrait et/ou ne propose pas de stratégie très osée. Ou en fin de régate, quand le résultat final se joue à rien entre deux protagonistes.

Au milieu de la flotte, cela passe pour incongru, disons-le. Sur cette manche du mondial Moth à foil, le Suédois a terminé 61e… Sept places devant Peyron. À la fin du championnat, ils terminent respectivement 66e et 68e. Diable ! Quel intérêt avait le Suédois à venir se coller si près du Français ? Quel intérêt à se mettre dans une position qui le conduit à la faute, faute qui devra être réparée donc entrainera une perte de places ?
Aucun. Le seul gain tiré par le Suédois aura été de passer pour le mec le plus e*** de la flotte… Et s’il ne l’a pas fait exprès, pour le plus balourd. En attendant, il aurait mieux fait d’aller virer quelques mètres plus au vent et ce d’autant plus qu’il n’était pas menacé directement par une dizaine d’autres concurrents ! Quitte à passer Peyron sur le bord d’après !

 

2. Est-il raisonnable de tenter un virement dans les trois longueurs ?

Longtemps, lorsqu’un concurrent avait un peu trop trainé sous le vent de la flotte et que celle-ci enflait en un rideau compact sur la layline tribord, une solution pour lui était de venir chercher sa place directement à la bouée au vent, le plus tard possible donc, en espérant se glisser bâbord dans un trou de souris… Osé, mais souvent plus concluant pour celui qui savait tenir ses nerfs et virer sans déchet que d’abattre derrière cinq, dix, quinze ou vingt bateaux déboulant tribord.

Et puis, la règle 18.3 est apparue, affaiblissant considérablement la position de celui qui voudrait s’incruster au dernier moment. Si celui qui vire dans les trois longueurs autour de la marque gène un concurrent, il n’aura désormais que très peu de chances de s’en sortir devant le jury… Le minimum pour sauver sa peau est d’effectuer la pénalité requise.
Du reste, plutôt que de se coltiner un 720° – l’article 15.1 des Instructions de course du mondial Moth à foil 2013 réduit en fait cette pénalité à un 360° –, le plus prudent serait encore de s’exonérer de la 18.3 en prévoyant de gagner sa place sur la layline tribord avant d’entrer dans les trois longueurs. À quatre ou cinq longueurs de la marque, il devrait encore être possible de se faufiler entre deux tribord pour aller virer au-dessus d’eux. C’est moins gourmand, moins spectaculaire, mais nettement plus tranquille.

 

 

ENROULER LA PORTE SOUS LE VENT

 

Une fois que l’on a fait cette première interprétation des images, il est pertinent de noter que ni la série complète ni leur arrière-plan ne permettent vraiment de situer l’incident… En l’occurrence, virer aussi bien sur son foil n’est pas à la portée de tout le monde ! La scène se déroule donc plus probablement au portant.

> Lieu de l’incident : Bord de portant de la manche n°5.

> Heure : 12:21, le 16 octobre 2013.

> Règles en jeu : 10, 18.2 et 18.4.

> Description de l’incident : Loïck Peyron descend au portant, tribord amures, et s’apprête à enrouler la marque de droite (en descendant) de la porte sous le vent, quand un concurrent – le Suédois Magnus Gravare – empanne à son intérieur. Alors que le Suédois manœuvre, l’aile sous le vent de son moth à foil percute Loïck Peyron ; celui-ci se trouve alors violement déséquilibré, perd la maîtrise de son vol au point de dessaler à la contre-gîte.

 

> Conclusion : Loïck Peyron descend tribord amures et Magnus Gravare, bâbord amures : selon la règle n°10, le Français est indubitablement prioritaire et le Suédois doit se maintenir à l’écart. Le fait que les concurrents se touchent n’est donc pas bon pour le Suédois…

Néanmoins, tous deux se préparent également à enrouler la marque de droite (en descendant) de la porte sous le vent. Dans la mesure où ils sont engagés dans les trois longueurs, la règle 18.2 s’applique : le Français qui se trouve à l’extérieur doit laisser de la place au Suédois, qui se trouve à l’intérieur.

Mais attention, cette place est limitée par la règle 18.4 : «Quand un bateau prioritaire engagé à l’intérieur doit empanner à une marque pour suivre sa route normale, il ne doit pas, jusqu’à ce qu’il empanne, empanner plus loin de la marque qu’il n’est nécessaire pour suivre cette route.» Comprendre que le Suédois doit effectuer son empannage et enrouler la marque dans un minimum de place.

 

 

> Que dit Peyron de tout ça ?

ConversionÀ 53 ans, Loïck Peyron est un rookie du Moth à foil d'un enthousiasme débordant ! Débarqué au mondial d'Hawaii avec quelques heures d'entrainement dans les jambes, il a galéré, mais s'est franchement éclaté... Et regrette que la série ne prenne pas mieux en France !Photo @ Thierry Martinez Sea & Cov&v.com : À quel moment survient cette agression suédoise ?
Loïck Peyron : Lors de la première manche où je me suis enfin senti à peu près bien en terme de position ! (Il rit.) J’allais pas mal et à la bouée dessous, j’étais bien dans les 25 ou 30 premiers… Et p***, j’ai perdu énorme !

v&v.com : Comment les faits se sont-ils déroulés ?
L.P. : Donc, c’était à la porte sous le vent. Dans ces flottes de petits bateaux, ça croise pas mal et malheureusement, ce bon Magnus a voulu enrouler la même bouée que moi. Il était à l’intérieur, donc je lui devais un petit peu d’eau… Mais pas autant que ce qu’il a pris ! D’autant qu’il n’a pas empanné, donc se trouvait bâbord quand moi, j’étais tribord. Pour éviter le choc, je l’ai évité en tombant… (La règle n°14 oblige à éviter le contact, y compris le concurrent prioritaire, ndr.) C’est tout simple. Mais moi, j’étais franchement prioritaire et lui totalement dans son tort. Il aurait dû évacuer la zone un petit peu plus tôt – il n’a que deux petites longueurs pour effectuer sa manœuvre. Mais bon, je le voyais bien, j’ai anticipé en essayant d’abattre le plus possible alors qu’on était déjà loin sous la porte ! Il n’a pas réussi à empanner. Après, c’est sûr que sur ces petits bateaux, les empannages sont très techniques. La manœuvre est très coulée et prend beaucoup de place, donc c’est comme en ski, il faut anticiper beaucoup la trajectoire. Pour passer une porte, il faut commencer à tourner bien longtemps avant et c’est le problème dans son cas : il était très proche de la layline et son empannage survient tard. De mon côté, j’aurais dû ralentir – même si j’étais dans mon droit – ou… Je ne vois pas trop ce que j’aurais pu faire d’autre, en fait. En tout cas, c’est extrêmement préjudiciable dans cette flotte où le niveau a énormément augmenté… D’ailleurs, les meilleurs savent éviter ce genre d’embuche !

v&v.com : Évidemment, après avoir baqué, tu ne pouvais pas espérer revenir…
L.P. : Non… C’est dommage, car je n’étais pas mal. Mais cela m’est souvent arrivé d’être assez bien et de rencontrer des pépins, techniques ou autres – j’ai cassé mon stick, par exemple. Enfin, je ne dis pas ça pour me donner des excuses, car je suis très content de là où je suis ! Je trouve ça génial !

v&v.com : Oui, tu te dis plutôt que si tu arrives à accrocher le paquet qui est devant, c’est qu’il ne manque pas grand chose et que c’est bon signe…
L.P. : Ah oui, oui, oui ! Ça viendra ! Pour le prochain mondial, en juillet prochain à Hayling Island en Angleterre, l’objectif est de terminer dans la première moitié de la flotte !

v&v.com : Est-ce que le Suédois a réparé sa faute ?
L.P. : Non, du tout.

v&v.com : Il aurait dû faire un 720° ? Ou peut-être cette manœuvre est-elle un peu ardue en Moth à foil, donc révisée en un 360° ?
L.P. : Euh, je n’en ai aucune idée… (Il rit.) C’est une bonne question, mais tu sais, je n’ai jamais été le meilleur côté Instructions de course. Un 720°, c’est certain que c’est super chaud, mais c’est faisable. Les très bons arrivent même à foiler pendant les virements – ce que moi j’arrive à faire à peine 10% du temps… Mais bon, c’est déjà un bon début.

v&v.com : As-tu réclamé ?
L.P. :
Même pas. J’étais dans l’eau, en train d’avaler…

v&v.com : Mais pourquoi ça ?
L.P. : Non, bien sûr que non !

v&v.com : Par flemme ?
L.P. : Non, non, non… Par flegme, peut-être. (Il rit.) Mais parce que ça ne sert à rien. Le pauvre vieux est venu s’excuser, enfin, on en a parlé sur le ponton, en rentrant, et puis voilà. Ça me va comme ça. Je ne suis pas du genre à hisser le pavillon rouge tous les matins !

v&v.com : Bah ! Réclamer fait aussi partie du jeu !
L.P. : C’est vrai… Mais il y a les règles et la réalité. Cela reste de petites machines qui ne sont pas simples à maîtriser.

v&v.com : Tu n’es pas loin de penser que tu as plus appris dans cette situation que si tu ne l’avais pas vécue…
L.P. : Oui, exactement. Et cela confirme toujours qu’à l’approche des portes sous le vent, sur ces bateaux rapides, c’est souvent chaud et en général, il vaut mieux éviter d’empanner à la bouée. Cela ne sert à rien. Il vaut mieux croiser, aller très vite à la bouée d’en face. En fait, tous les tribords et les bâbords se croisent, choisissant d’aller sur la bouée qui est en face d’eux et cela se passe à peu près bien, en dehors des fois où cela se touche un peu.

 

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Pour (re)lire nos précédents articles, suivez les liens :

«Dis-moi, Terry, t’aurais pas viré un peu près, là ?»,
ici.  Règles n°10, 11, 13, 15 et 20. (Version 2009/2012)
«Non, Andreas, y’a pas de place !... Paas de plaaace !», ici. Règles n°11, 12, 15 et 16.
(Version 2009/2012)
«Y'a pas d'eau à la bouée au vent, Yann ?», ici. Règles n°10 et 18. (Version 2009/2012)
«Franck ! Au loof !», ici. Règles n°11, 12, 16 et 17. (Version 2009/2012)
«C'est trop tôt, Michel... et ça ne passe paaas !», ici. Section C des règles de course (n°18, 19 et 20). (Version 2009/2012)
«Russellll ! Y'a pas d'eau !... Bam !», ici. Règles n°11, 12, 14, 16, 18 et 31. (Version 2009/2012)
«Mike, tu charries !!», ici. Règles n°10, 13, 29.1, 41 et un bonus. (Version 2009/2012)

 

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Aller plus loin

> Les règles de course à la voile sont établies et éditées tous les quatre ans, par la Fédération internationale. La FFVoile et Voiles et Voiliers les commercialisent traduites et en édition bilingue, ici. Une référence incontournable pour régater !

En complément

  1. instant dramatique 26/10/2012 - 00:01 Vidéo Vendée Globe : Et les règles de course deviennent fun ! (7) Mike, tu charries !! Ça s’appelle un "gentlemen’s agreement"… Et en gros, cela n’engage que ceux qui l’entendent ! Intéressant ? L’occasion de (re)voir le départ du dernier Vendée en vidéo, avec un œil neuf : celui du règlement !
  2. pas mauvais, le mec  10/09/2012 - 00:01 Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (6) Russellll ! Y’a pas d’eau !… Bam ! Noooon ! Russell Coutts !! Un médaillé olympique qui explose l’étrave de son AC45 en fonçant dans le Comité de course !! On n’en croit pas nos yeux, mais si, il l’a fait ! Faut réviser tes règles de courses !
  3. positionnement sur la ligne 21/03/2012 - 00:01 Vidéo MOD70 : Et les règles de course deviennent fun ! (5) C’est trop tôt, Michel… et ça ne passe paaas ! Grosses accélérations, ligne de départ courte… Quand les MOD70 font le show, ils le font aussi du côté des règles de course ! Et vous ? Ça vous est déjà arrivé de demander de l’eau au bateau-comité ?
  4. question de priorité 22/02/2012 - 00:16 Vidéo Volvo Ocean Race : Et les règles de course deviennent fun (4) Franck ! Au looof ! «Mât par le travers !» Ah non, ça, ça risque pas ! Sur la Volvo Ocean Race aussi, on se lofe, mais sans faire n’importe quoi ! Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Pourquoi ? Découvrez-le ici.
  5. impeccable 19/01/2012 - 00:08 Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (3) Y’a pas d’eau à la bouée au vent, Yann ? Les passages de bouées en AC45, ce n’est pas chaud… C’est bouillant ! Tribord ! Bâbord ! «Quoi, de l’eau à la bouée au vent ?!?» Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Pourquoi ? Découvrez-le ici.
  6. t #039;as raison de faire la grimace, tiens  06/10/2011 - 04:16 Vidéo AC45 : fun, les règles de course ! (2) Non, Andreas, y’a pas de place !... Paas de plaaace ! Et sur les départs, alors, vous avez vu les images vidéo retransmises en direct de Plymouth ? De la pure folie ! Il n’y a pas quinze centimètres entre les AC45 et les mecs se tournent autour en s’alpaguant ! «Regarde le coup de barre qu’il vient de mettre, là ! Attends, mais il va lui rentrer dedans !» Vu le rythme, ce n’est pas toujours facile de suivre. Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Et pourquoi ? En l’espace de quelques secondes de la manche du 14 septembre dernier, les règles 11, 12, 15, 16 et 18 y passent ! L’occasion de réviser trois cas d’école où il s’agit de défendre son territoire.
  7. illusion instantan eacute;e 20/09/2011 - 05:30 Vidéo AC45 : Et les règles de course deviennent fun ! (1) Dis-moi, Terry, t’aurais pas viré un peu près, là ? Après Cascais, la fièvre nous reprend à Plymouth ! Les images vidéo des manches en AC45 retransmises en direct nous scotchent et nous rendent dingues : «T’as vu comme il lui a viré sur la gueule ? – Ouaiiis ! Mais, il a le droit de faire ça ?» Voilà le hic. Sorti de tribord/bâbord, on a tendance à vite trouver les règles de course rasoirs et on est un peu largués. Alors il est temps de s’y remettre ! Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Et pourquoi ? Allez, on se repasse la bande et on débrief’ sur quatre cas d’école : les règles de course 10, 11, 13 & 20 !